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bienvenue sur mon blog consacrée au plus grand rappeur français
BOOBA

# Posted on Saturday, 12 August 2006 at 8:26 AM

Edited on Sunday, 13 August 2006 at 9:09 AM

Biographie de Booba

Biographie de Booba
Booba de son vrai nom Elie Yaffa est un rappeur français issu de Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine né le jeudi 9 décembre 1976. Il utilise également les pseudonymes de B2O ou B2OBA.
Avec son compère Ali issu d'Issy-les-Moulineaux, ils montent le groupe underground Lunatic avec lequel ils participent à diverses “mixtapes” et compils. En 2000, ils éditent leur seul et unique album intitulé « Mauvais ¼il » sous le label “45 Scientific”. L'album est de qualité, perçu par beaucoup comme une référence du rap français. Le groupe rencontre une bonne écoute auprès du public.

En 2002, B2O signe son 1er album solo intitulé « Temps Mort », toujours chez “45 Scientific”. Cet album, avec le passage du titre « Destinée » (avec Kayna Samet) en radio, et notamment sur Skyrock (autoproclamée “1re sur le rap“...), permet à Booba de se faire connaître d'un public plus large.

Le 11 mai 2004 sort sous son propre label Tallac records, son 2nd album solo intitulé « Panthéon », double disque d'or depuis, avec des titres comme « N°10 », « Avant de partir... », « Mon son », etc...

Le 3e album solo de l'« Ourson », intitulé Ouest Side, est sorti le 13 février 2006. Le premier single qui en est extrait est « Garde la pêche », le deuxième est « BoulBi ».

Par un style extrêmement agressif, Booba parle quasi-exclusivement de lui-même à travers son oeuvre ; en cela certains le considèrent comme étant de nature arrogante. Les textes de Booba sont riches en métaphores et autres techniques poétiques, conjointement avec un langage grossier qu'il utilise pour renforcer ses images. Les paroles peuvent par moment être surréalistes.

"Premier samedi du mois ton ADN dans un kleen-x" (Locked Up)
"Le roi de la pop décolorée" (Locked Up)
"Docteur je fais une fausse couche parce que la rue m'a baisé" (Destinée)
"Ey yo j'ai pris des cartons j'ai trop tiré la vie par le maillot" (Destinée)
"La vie c'est qu'une seule mi-temps" (Destinée)
"Y'a la vie, ses bons côtés, moi je suis sur l'autre berge boy en écoute à la Fnac et chez les RG" (Indépendants)
"J'ai bu la Seine et tous ses cadavres" (Indépendants)
"J'ai vu le passé kidnapper l'avenir, le présent sucer des bites et tous mes négros sur un navire" (Indépendants)
"De la caresse au doigt dans l'boule (cul) ça vient de Boulogne" (Indépendants)
"Je laisserai tout en pourboire au corbillard" (Avant de Partir)
"Chez nous le marchand de sable sniffe de la coke" (Tallac)
"J'ai glissé ma peine et mon insomnie dans la feuille à rouler, cagoulés on baise les poules et les poulets" (La faucheuse)
"Les rappeurs ont le cul gercé depuis que j'exerce" (Garde la Pêche)
"On déjeune avec du shit on meurt jeune" (lunatic)
De nombreux rappeurs ont écrit des clash contre Booba, notamment Gab'1, Rohff et son frère cadet Ikbal Vokal, Alibi Montana, Sefyu, Kamelancien et le pseudo-anonyme Kyzer. Ils critiquent son élocution, son goût pour les textes opaques, son arrogance (le refrain "Que le hip-hop français repose en paix" a laissé un mauvais goût dans la bouche de certains) voire même ses origines ethniques (Mc Jean Gab'1 usa de propos ad hominem "même pas renoi (Noir) même pas Rabza (Arabe), juste un jaune d'oeuf mal ssé-ca (cassé)"). Pour le clasher, certains de ses détracteurs n'hésitent pas à tenir des propos ouvertement racistes comme décrit précédemment, critiquant la religion juive de sa mère : "MC envers toi j'ai pas d'estime, comme la race à ta mère envers la Palestine" (A quoi bon sert, Rohff et Kamelancien). Booba a gardé des relations tendues avec son ex-partenaire Ali, qui n'a pas supporté d'avoir été trahi par un ami.

Booba fait partie du 92i, regroupant des rappeurs des hauts de Seine (92): Malekal Morte (Mala, Bram's et Issaka). Autrefois le 92i comprenait aussi Nessbeal, Ali, Sir Doum's.

Hormis le 92i, B2O a collaboré avec de nombreux artistes, dont la Mafia K'1 Fry, 113, Kenedy, Arsenik, Intouchable, Trade Union,... Lors du Ünkut Contest à Paris, Booba, l'organisateur, a invité Diam's, Mac Tyer (Tandem), La Fouine et Rim-K (113) à composer le jury de cet évenement hip-hop. Comptent également parmi les amis du MC du 92 le rappeur américain Akon et le joueur de basket-ball Tony Parker.

# Posted on Sunday, 13 August 2006 at 8:42 AM

lien du site de booba

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# Posted on Sunday, 13 August 2006 at 8:54 AM

interview de BOOBA

interview de BOOBA
Qu'on parle de moi en bien ou en mal, l'important c'est qu'on parle de moi” . Bel adage, réminiscence d'un maxi des 4 Fantastik sorti jadis. Il sied bien à Booba. Panthéon, son nouvel album est dans toutes les oreilles. Pour certains il n'est rien qu'un opus vite bâclé, pour d'autres il est bien représentatif de son passage de la vie de clébard à la vie de Barclay. C'était écrit diraient Les 10.

Un numéro que Booba affectionne d'ailleurs comme le prouve le second extrait à la thématique footballistique qui tourne sur les grandes ondes autrefois réfractaires au caractère subversif du personnage. Pourtant toujours pas d'eau dans le whisky, pas de refrains assurés par des couineuses. Tout au plus quelques ch½urs sur Hors Saison, le calibre qu'il lui faut pour un single imparable. Ce morceau est, d'ailleurs, sans doute la plus grande réussite du disque avec un Booba diversifiant ses interprétations, ses phases chocs, et un refrain lucide et bien trouvé : “Dans leur tête il y a trop de silicone / Moi je colle pas dans leur registre / Hors Saison j'existe dans l'oeil du cyclone ...». Certains verront dans Avant De Partir le digne successeur de Destinée dans le registre on-ajoute-une-meuf, Leya Masry monopolisant le micro pendant les trois dernières minutes de l'album. Cependant force est de constater que l'intervention de la miss, bien que pénible, est cohérente avec l'ambiance et le thème du titre : la préparation du départ sur le Styx. Booba n'y pose qu'un couplet, mais un de ses tous meilleurs depuis longtemps, puis sa voix “meure” laissant son oraison funèbre aux bons soins de sa féminine acolyte au côté de laquelle son spectre vocal revient placer quelques backs. Avant le départ il tient quand même à relativiser certaines choses. Notamment par rapport à cette pléthore de rappeurs qui prétendent vivre dans la misère, n'avoir plus que le rap comme seule échappatoire pécuniaire. Ceux qui pensent être hip hop “parce qu'[ils] portent des strings à capuches” . “Accroche-toi c'est pas la fin / Qu'est ce qui nous pousse ? La gourmandise pas la faim / Malgré ce qu'ils disent dans leur musique / La notre est véridique” . Propos aussi rares que bienvenus.

En toute-catégorie, Booba est définitivement au dessus de la mêlée. Autant de par ses placements impeccables, ses constructions de rimes élaborées, que par son second degré récurrent et son sens de la formule inné. L'important est de participer disait le baron. Lui est là pour gagner, être le meilleur, écraser la concurrence. Jouer les Poulidor n'est pas son truc. Son son, qu'il personnifie dans l'excellent titre du même nom, “ne marche pas, il court ou il s'arrête” . “Destiné à briller ou à [s']éteindre” il reste sur ses gardes sachant sa place de numéro 10 très disputée : “le succès c'est cool, jusqu'à ce que j'en prenne une dans le buffet, m'écroule” . On le voit tantôt macho (certaines diront plutôt misogyne) sur l'inattendu et très réussi Baby qui voit convié Nessbeal pour quelques taquineries et autre mises au point (G) : “Tu veux le faire sans capote, allaiter mon fiston / Alors que t'écartes les cuisses pour un filet au fish, non c'est dead !” . En bon “gentleman du ghetto” (ou “grossier, selon [le] dossier” ) le Météor invite les gos à les expédier “au 7 sans faire d'escale” tout en s'excusant de la rudesse de l'invitation. Toujours cette ironie qu'il maîtrise si bien.
Côté featuring, Mala vient, quant à lui, faire une grosse apparition sur Commis D'Office. Le bras droit de Booba déploie une réelle puissance dans sa façon d'interpréter et l'énergie qui s'en dégage est palpable. On n'en dira pas autant de ses deux coéquipiers de la Malekal Morte qui ne marquent pas vraiment les esprits sur Pazalaza Pour S'azamuser.
Doum's vient, quant à lui, poser sur l'exercice de style R.A.P. Ses fans apprécieront. N'aimant pas son flow je n'en dirais pas autant et sa prestation reste pour moi un ...temps mort de l'album.
Les démêlés judiciaires de l'Ourson sont abordés dans Batiment C, autre titre très réussi qui souffre de quelques bips de censure afin, certainement, de ne pas servir, une nouvelle fois, de pièces de convictions au tribunal.

Au niveau des instrus, Booba reste fidèle à la ligne directrice qu'il a prise depuis Temps Mort. Beaucoup (disons-le : trop !) de sons synthétiques. Du gros son de voiture avec des beats massifs. Mais lorsque se fait entendre sa prestation sur Hors Saison et son sample beaucoup plus soul on en vient à se dire qu'il est dommage de l'entendre se cantonner à ce type de Ruff Ryderseries mis en vedette outre-Atlantique . Ceci dit, le morceau Alter Ego, conviant le sing-jay Wayne Wonder pour un track ragga hiphop bien patate, prouve que Booba sait encore aller là où on ne l'attendait pas. S'il pouvait y retourner plus souvent le résultat n'en serait que plus attrayant.

Un album qui déplaira sans doute à ceux qui ont découvert Booba avec Le Crime Paie, Les Vrais Savent ou Mauvais ½il. Les autres, plus jeunes et n'ayant commencé à kiffer celui qui “déchaîne les enfers comme Maximus” qu'à partir de Temps Mort ou, au contraire, les plus anciens qui criaient déjà sur les premières prestations de Booba sur la tape freestyle nº1 de Cut Killer ou encore la tape spéciale Lunatic du même auteur, apprécieront surement. Ils retrouveront un Boobs fidèle à lui même, “vrai je le resterai, je l'ai toujours été”, abordant ses sempiternels mêmes thèmes mais de façon toujours plus aboutie. Evidemment il continue d'étoffer sa collection de voitures de sport garées sur le parking de sa discographie. Bien entendu il se livre à beaucoup d'égotrip, ne cache pas non plus que financièrement ça va pas trop mal ( “J'te donne l'heure en diams, demande-la poliment”, ...). Mais bien sûr Booba n'est pas que ça. Il est La Faucheuse ? L'auditeur devra se faire fossoyeur et creuser afin de trouver les trésors cachés sous la couche des apparences. La lecture des lyrics, avec, avouons-le, plus de remplissage qu'à l'accoutumée, ou l'écoute des sons seuls n'emballent pas. Mais une fois le bonhomme rappant dessus, l'édifice prend forme. Chaque morceau pris individuellement n'a pas la force qu'il dégage au sein de l'armature de Panthéon. L'écoute de l'album entier permet de mieux en savourer chaque morceau. Et la lecture de l'épais livret promet de bons moments. On y trouve la quasi-totalité des lyrics. Et puis quel bonheur d'y trouver Chantal Goya créditée pour avoir accordé son “aimable autorisation” pour utiliser le sample de Bouba L'Ourson. Si ça ce n'est pas du second degré ....

# Posted on Sunday, 13 August 2006 at 9:29 AM

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# Posted on Monday, 14 August 2006 at 2:58 AM